Opel Astra

La berline moyenne
d'Opel, l’Astra a lancé, il y a 4 ans, le nouveau style Opel, que l'on retrouve
depuis sur le Zafira et les Corsa. De gros phares mordant sur le capot encadrent
une calandre taillée avec netteté, tandis que les courbures singulières du
profil tentent de renouveler les contours des surfaces vitrées. Il en résulte
une personnalité assez tranchée en berline à cinq portes, et plus encore en
trois portes, dont l'étroitesse des vitres latérales donne l'impression d'un
coupé. L'arrière se veut également moderne, avec une ceinture assez haute,
entourée de façon géométrique par des grands feux. Ce modernisme tranché ne se
retrouve guère à l'intérieur, où le dessin du mobilier est des plus
conformistes, sans aucune singularité ni recherche particulière. Il en résulte
un habitacle banal, qui a pour mérite principal de ne dérouter aucun
utilisateur.
La position de conduite est bonne, avec les multiples réglages du volant et du
siège, sur un grand débattement. Les qualités routières de cette génération ont
été mises en valeur. L'équilibre est bon sur tout type de route, même sinueuse.
La précision du châssis se révèle en effet très convaincante, et permet à
l'Astra d'être vraiment agile dans les enchaînements de virages.
Sur toutes les versions, le freinage est tout à fait performant : les distances
d'arrêt sont particulièrement courtes et le dosage n'est jamais difficile à
réaliser. Globalement, les versions les plus répandues n'offrent pas un très
grand plaisir de conduite : les mécaniques diesels se révèlent assez fades, avec
un fonctionnement qui est loin d'égaler ce qui se fait désormais de bien en la
matière. Elles manquent d'onctuosité, de discrétion et de caractère.
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